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Mot de passe perdu?

Le Grand Escalier

Le Grand Escalier >> Monde Magique >> Poudlard et ses environs

Stranger Danger
Membre de l'Occamy
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Serpentard
1re année
Titre : Stranger Danger
Créé : 06/05/2025 à 00:34:49

(La bannière arrivera un jour)

New York, Etats-Unis, quelques années auparavant.

Son troisième moment de liberté était enfin arrivé, deux années et demi après la deuxième occasion. Ses sorties hors de sa chambre étaient si rares qu'elle pouvait raconter avec précision ce qu'il s'était passé, à quelle heure et à quelle date. Cependant, il existait une différence de taille entre sortir de sa chambre - ou plutôt de sa cellule - et mettre un pied dehors, comme aujourd'hui. Elle n'a même pas eu besoin de supplier sa tante, le simple fait d'être ennuyée avec ses quelques jouets abîmés et ses livres déjà lu et relu par centaines de fois étant une raison suffisante pour qu'elle ait pitié d'elle et décide de lui laisser profiter de l'air libre et du soleil pendant quelques heures, avant qu'elle ne rentre de son travail et constate sa disparition.

Mary, j'aurai combien de temps pour cette fois ? Je peux avoir un peu d'argent ? Et une cape ?

Trois heures et demi, tout au plus. Il fallait bien qu'elle ne s'attende ou ne s'habitue pas à ce genre de sortie. Sa tante risquait beaucoup, mais elle encore plus si elle se faisait prendre. Mais ça, elle s'en fichait : elle serait un peu plus punie que d'habitude, c'est tout. Ça ne changerait pas grand chose à son quotidien. Et si elle devait utiliser la pitié que sa tante éprouvait envers elle pour respirer de l’air frais et voir un peu le monde extérieur pendant quelques petites heures, elle le faisait avec grand plaisir, sans aucuns remords. Elle n’avait rien demandé à cette famille.

Après s’être préparée, elle ferma sa cape en prenant soin de cacher ses cheveux sous la capuche et prit quelques secondes pour compter les quelques Gallions et mornilles qui lui étaient accordés. Elle aurait de quoi s’acheter quelque chose si son regard était attiré par une vitrine ou deux. Ou dix. Ce n’était pas son argent, alors si elle pouvait tout utiliser, elle ne s’en priverait pas.


N’enlève ta capuche sous aucun prétexte. Si par malheur quelqu’un te reconnaissait…

Elle acquiesça avant de suivre le pas de celle qui la suivrait comme son ombre. Une fois dehors, la fillette leva la tête pour observer le ciel. Des nuages gris et un léger vent sans l’ombre d’un rayon de soleil. Peut-être même qu’il finirait par pleuvoir. Parfait, elle n’aimait pas trop être aveuglée par la lumière. Les rues étaient plus ou moins animées. Beaucoup d’adultes et pas un enfant à l’horizon, ce qui était une assez mauvaise nouvelle pour le plan qu’elle avait imaginé dans sa chambre - sa prison. Elle s’en contenterait.

Elle pressa le pas pour aller admirer les magasins environnants de plus près, cherchant à savoir si elle trouverait quoi que ce soit qui lui plairait. Au moins, les Rawbone avaient le mérite d’habiter dans un quartier sorcier. C’est seulement après une dizaine de minutes qu’elle arriva devant une boutique de peluches magiques. Elles étaient de toutes les tailles et de toutes les couleurs possibles, altérées par la magie et prenant l’apparence de créatures magiques. Elle décida en quelques secondes.


Mary.

Sa tante, à quelques mètres d’elle, avait été trop concentrée à surveiller les environs pour voir ce qui se passait. C’est en s’approchant et en croisant le regard de sa nièce qu’elle comprit le problème qui allait lui tomber dessus. Enfin, elle ne voyait pas réellement cela comme tel. À ses yeux. Eliana n’était qu’une pauvre enfant recluse et punie pour une naissance qu’elle n’avait pas choisie, il était naturel qu’elle veuille acheter ce genre d’objets, maigre réconfort pour une enfance volée.

En réalité, la jeune Rawbone ne voulait pas vraiment de peluche. Elle admettait que celle qui ressemblait à un dragon noir aux yeux rubis lui semblait parfaite, mais elle souhaitait juste distraire sa « gardienne » pour s’éclipser en douce.


J’ai peur qu’il y ait trop de poussière, est-ce que tu peux aller les acheter ? Je veux surtout ce dragon là, je te laisse choisir les autres.

Parée de son plus beau sourire empli d’innocence, elle savait d’avance qu’elle ne pourrait pas lui dire non, sa santé étant trop fragile pour une enfant de son âge. Ce qui fut le cas : une fois Mary entrée dans la boutique, elle la suivit du regard jusqu’à ce qu’elle s’éloigne pour inspecter les rangées de peluches. C’était le moment. S’assurant que tout était en ordre sur elle, la fillette se mit à courir dans les rues. Pour aller où ? Le plus loin possible.

Cependant, elle n’avait pas les capacités de disparaître et elle se retrouva dans une rue plutôt calme, à bout de souffle. Elle attendit plusieurs minutes pour se remettre de cet effort physique avant de se redresser et de balayer les alentours du regard. Cependant, elle s’attarda rapidement sur une fille qui avait, de loin, à peu près son âge et qui était à plusieurs mètres d’elle. Elle avait l’air d’attendre devant une boutique à l’allure chic. En s’approchant, elle se rendit compte que leurs cheveux étaient à peu près de la même couleur et qu’elle pourrait lui servir pour se cacher.

Elle n’avait pas oublié son plan de départ. Elle prit une inspiration, baissa sa capuche et s’approcha de l’autre fille avec un sourire, l’air de rien. Comme une simple rencontre anodine, presque amicale.


Bonjour !




✤À jamais filleule de Proventus Tal Moundine
@Wilhelmina Bronner.
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Serpentard
2e année
Titre : Re : Stranger Danger
Créé : 06/05/2025 à 13:58:08

New York, États-Unis, quelques années auparavant


Pour une fois, Thylas avait cru à un miracle.

Quand son père avait franchi les portes du grand salon du manoir Darkflare, ses bottes encore poudrées de cendres et son manteau pendu de travers sur l’épaule, elle avait levé les yeux, incrédule. Il n’était jamais là et lorsqu’il daignait apparaître, c’était pour parler affaires, parcourir des parchemins officiels, ou s’enfermer dans le bureau de la bibliothèque. Cette fois, il s’était approché d’elle, l’avait regardée droit dans les yeux comme s’il se souvenait qu’elle existait et avait murmuré "Et si on partait quelques jours à New York, toi et moi?"


Les mots avaient mis du temps à lui parvenir. Son cœur battait si fort qu’il couvrait presque sa voix. New York. Elle n’en avait vu que des esquisses, glanées dans des grimoires annotés à la main par des sorciers trop curieux. Un monde loin du silence figé du manoir, loin des elfes qui baissaient les yeux à son passage et surtout, loin de tante Lysandra, dont la simple présence suffisait à faire fondre la joie comme un sort de givre.

Au final, ce n’était pas un miracle mais une farce. Le lendemain à l’aube, ce fut sa tante qui vint la tirer du lit, baguette déjà à la main, valise bouclée. Son chignon était si serré qu’il semblait lui tirer les traits et lui conférait une raideur glacée. Quant à son père, il était déjà reparti à l’autre bout du monde pour une urgence professionnelle, encore.

Elle avait donc voyagé comme toujours… avec elle, Lysandra. Celle qui, au lieu de lui faire découvrir la ville, l’avait traînée de boutique en boutique, entre murs cliniquement blancs et vendeuses aux voix enchantées, qui prononçaient leur nom de famille de manière artificiel. Thylas avait tout supporté en silence jusqu’à cette dernière boutique de prêt-à-porter sorcier, à l’allure trop prétentieuse pour être honnête. Elle s’était arrêtée net sur le seuil avec ses bras croisés et les sourcils froncés. Sa tante s’était retournée et lui avait lancé un regard ennuyé "Tu veux rester dehors ? Très bien mais ne bouge pas."


Elle avait hoché la tête sans un mot, rabattant sa capuche sur ses cheveux. Elle s’était installée près de la vitrine et observait les passants comme on contemple un tableau mouvant, sans vraiment le regarder. Ici, personne ne connaissait son nom. Il n’y avait ni portraits vivants aux murs pour l’épier, ni longs couloirs en bois où les secrets se répercutaient à l’infini. Juste des inconnus, du bruit et la rue. Son esprit vagabondait quand elle entendit une voix.

Un "Bonjour" doux presque normal. Elle tourna lentement la tête vers la fille qui venait d’arriver. Elle avait l’air à peu près de son âge, et elle était seule. Elle aurait dû s’en méfier car qui savait si cette fille n’était pas une voleuse ou une malpolie mais Thylas s’en fichait un peu. L’autre n’était pas un adulte et c’était tout ce qui comptait. Elle redressa le menton, comme elle l’avait vu faire lors des dîners formels et répondit avec politesse.


Bonjour. Tu es toute seule?

La fille n’eut pas le temps de répondre. Thylas plissa les yeux et, avec une spontanéité que seule l’ennui profond pouvait provoquer, demanda

Tu veux venir chercher des sucreries avec moi? Là-bas, au coin de la rue. J’ai vu une boutique, elle sentait bon.

Thylas baissa les yeux sur la robe de son interlocutrice. Elle était correcte, mais un peu usée, d’un tissu banal et aux coutures légèrement détendues, pas de la meilleure qualité. Une habitude qu’elle tenait de tante Lysandra, à savoir scruter les détails car on lui avait toujours répété que l’apparence comptait autant que le reste, que l’extérieur parlait souvent plus fort que les mots.

C’est moi qui paie.

Puis, d’un geste sec, elle claqua des doigts et un elfe surgit dans un petit pop discret.

Blippy, donne-moi 70 gallions de la bourse et pas un mot à tante Lysandra, compris? Si elle panique un peu en me croyant enlevée, ça lui fera les nerfs. Je reviendrai.

L’elfe, tout tremblant, tendit la bourse sans un mot. Thylas la saisit d’un geste vif, puis attrapa la main de la fille, sans attendre son avis.

Allez viens.

Et avant même que le silence retombe, elles avaient disparu au coin de la rue.

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Serpentard
1re année
Titre : Re : Stranger Danger
Créé : 07/05/2025 à 04:41:58


Son instinct ne lui avait pas fait défaut. Elle aurait pu être rejetée, mais ce ne fut pas le cas. En y regardant de plus près, les habits de la sorcière ne ressemblaient en rien à ceux qu'elle avait sur elle. De meilleure qualité, sans aucun défaut. Ses frères et sœurs avaient probablement le droit à la même attention, comparé à elle qui n'avait que ce qui lui tombait sur la main. Et puis, le temps qu'elle puisse dire quoi que ce soit, l'autre fille avait fait venir un elfe de maison pour avoir une somme d'argent qui n'avait rien à voir avec les quelques Gallions qui étaient dans ses poches. C'était donc à ça qu'ils ressemblaient.

Oh un elfe de maison ! Je n'ai jamais pu voir celui de ma famille de près.

Sa curiosité pris le dessus le temps d'examiner Blippy - qui était un drôle de nom - pendant les quelques secondes que la fille lui laissa avant qu'elle l'entraîne plus loin, en direction de cette fameuse boutique qui "sentait bon". Dans des circonstances différentes, les rôles auraient probablement été inversés. Elle ne pouvait prétendre savoir où elle était, mais tant que leurs pas les menaient à l'opposé de là où elle venait, elle ne se plaindrait pas. Et puis, du peu qu'elle avait compris, elles étaient un peu dans la même situation : fuir les adultes. Elle n'était pas sûre d'apprécier d'être traînée dans les rues de New York par une inconnue mais elle ne représentait aucun danger comparé à ce qu'elle vivait au quotidien. Et puis, sa main n'était pas aussi froide et rêche que celle qui avait tendance à lui atterrir sur le visage.

Sinon, tu t'appelles comment ? J'suis Eliana. Rawbone. J'ai aussi semé ma tante.

Peut-être que la fille connaissait sa famille, ou peut-être pas. Ça ne changerait rien. Ou, si c'était le cas, ça ne lui retomberait pas dessus. La tâche de la famille ne pouvait que grossir si d'autres personnes étaient au courant de ce qu'il se passait réellement à l'abri des regards, d'où son interdiction de sortir de sa chambre. Est-ce que sa tante assumerait le fait de l'avoir laissée sortir si cela était découvert, ou est-ce qu'elle rejetterait la faute sur une pauvre fillette à la cape abîmée ? Elle avait encore quelques heures devant elle avant de le savoir.

Au fait, j'ai jamais mangé de bonbons.

Cette confidence, d'apparence anodine, semblait déplacée de la bouche d'une enfant. Elle avait déjà entendu parler d'enfants qui raffolaient de sucreries en tout genre, ce qui avait l'air monnaie courante. Cependant, ses seules connaissances sur le monde se résumaient aux livres et aux dires de sa tante - et aux quelques ragots que s'échangeaient les servantes au bout du couloir. Si ça se trouve, elle n'aimerait pas. Mais elle devait goûter à tout ce qui attirerait son œil. Qui sait quand une telle occasion se représenterait ; si cela arrivait à nouveau.

Oh, ça doit être cette boutique !

Lorsqu'elle vit l'édifice, elle lâcha la main qui tenait la sienne pour se rapprocher d'un pas rapide, tout en prenant garde à ne pas trop distancer celle qui l'avait emmenée ici. La façade n'avait en soit rien de spécial, et il n'y avait pas grand monde mais il était vrai qu'une agréable odeur s'en dégageait. Elle ne connaissait aucun des produits visibles à travers les vitres, mais elle se réjouissait à l'avance de goûter à tout. Et puis, apparemment, elle ne payerait pas ; mais elle avait quand même de quoi dépenser

C'est vrai que ça sent bon. J'ai aussi quelques Gallions dans mes poches. Pas beaucoup, mais c'est pas mon argent.



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Serpentard
2e année
Titre : Re : Stranger Danger
Créé : 07/05/2025 à 22:37:41 - Modifié : 08/05/2025 à 22:35:35

Eliana… Rawbone ?

Elle connaissait les Rawbone, pas personnellement, évidemment, mais ils étaient déjà venus en Angleterre, et Thylas les avait croisés dans certains cercles lors de réceptions ou d’événements sorciers. Ils étaient des gens importants, du moins les adultes. Elle n’avait jamais vu cette fille, par contre. Peut être une autre branche? Elle haussa les épaules, indifférente. Ce n’était pas la première fois qu’un nom prestigieux apparaissait attaché à quelqu’un de parfaitement... quelconque. Elle tourna la tête, ses yeux sombres glissant sur son visage d’un air qui se voulait détaché mais qui trahissait un brin d’attention. Elle hésita à répondre parce qu’elle avait appris que les noms portaient du poids, surtout le sien "Darkflare" qui, dans les bons cercles, faisait parfois lever les sourcils, ou au contraire, baisser les regards.

Son interlocutrice était d’ici, une enfant de New York que sa tante ne surveillait pas assez bien pour qu’elle se retrouve traînée dans les rues avec une étrangère capuchonnée alors Thylas haussa les épaules avec désinvolture.


Thylas, dit elle simplement. Thylas Darkflare.

C’était lancé sans importance. Elle ne le disait ni avec fierté, ni avec honte, juste parce qu’on lui avait appris à dire son nom en entier quand on lui posait la question. Et puis Eliana lâcha sa bombe.

"J’ai jamais mangé de bonbons."

Thylas s’arrêta net, la bouche entrouverte et un rictus d’incompréhension planté sur le visage. Elle la fixa quelques secondes comme si Eliana venait de dire qu’elle n’avait jamais vu le ciel.

Attends... jamais? Même pas une dragée surprise, pas un chocogrenouille, pas même un truc au goût douteux qui colle aux dents pendant trois jours?

Elle n’attendit même pas la réponse. Elle avait entendu ce qu’elle avait entendu, et c’était trop grave pour rester dehors à réfléchir. Elle attrapa la main d’Eliana et la tira à l’intérieur de la boutique comme on pousse quelqu’un dans une barque qui coule. Vite, et sans lui demander son avis. L’odeur sucrée, chaude et presque écœurante de la confiserie les enveloppa tout de suite. Thylas jeta un regard circulaire à la pièce, repéra un vendeur, et s’approcha avec l’aplomb d’une héritière blasée.

Je veux un peu de tout, vraiment tout. Même les trucs bizarres et emballez les séparément, on veut pouvoir tout goûter. Merci!

Elle tendit les gallions sans hésiter, comme si l’argent n’avait jamais été un problème parce que pour elle, ce n’en était pas un. Une partie d’elle trouvait même ça ridicule de devoir payer pour une expérience aussi essentielle que celle de manger des bonbons. Elle s’éloigna de la vitrine, traînant Eliana avec elle jusqu’à une petite table dans un coin plus sombre, à l’abri des regards. Elle s’installa, posa sa cape sur le dossier de la chaise, croisa les jambes comme elle avait vu sa tante Lysandra le faire mille fois, et planta enfin son regard dans celui d’Eliana.

Alors? Pourquoi t’as pris la fuite?

Elle avait dit ça d’un ton calme et presque ennuyé, comme si elle posait la question par routine mais ses yeux, eux, scrutaient. Est ce qu’Eliana venait d’ici, ou bien d’un de ces coins où les sorciers vivent cachés parmi les moldus? Une seule chose était sûre, on ne pouvait pas grandir sans bonbons. Ça, pour Thylas, c’était presque un crime contre l'humanité.

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Serpentard
1re année
Titre : Re : Stranger Danger
Créé : 13/05/2025 à 00:33:41


Si la fille avec elle connaissait sa famille, elle n'en montra pas grand chose, ce qui était un bon point pour la petite Rawbone. Au fond d'elle, elle avait craint que ce nom marque la fin de sa première rencontre avec une enfant de son âge, et encore plus en dehors de chez elle. Qui sait, elle aurait peut-être été ramenée chez elle par n'importe quel moyen. Par contre, elle ne s'était pas préparée à reconnaître le nom de famille de sa partenaire de sortie. Elle était peut-être maudite, dans un sens. Sur toutes les filles de son âge qu'elle aurait pu rencontrer dans cette ville, il fallait que son nom de famille lui évoque quelque chose ?

Darkflare ? J'ai déjà entendu des servantes prononcer ce nom.

Si c'était le cas, Thylas avait, elle aussi, entendu parler des Rawbone. Ils s'étaient probablement déjà rencontrés à un moment, mais elle ne pouvait pas avoir plus de détails. Avaient-ils déjà vu la fille en face d'elle ? Elle espérait que non, mais pour le moment, elle préféra garder ses questions pour elle. Elle n'avait pas envie de parler d'eux avec sa toute première "connaissance". Et il y avait toujours le fait qu'elle n'ait pas réagi quand elle s'était présentée.

J'ai déjà mangé des choses pas très bonnes, mais jamais de ce genre. Des restes ou des plats ratés, c'est à peu près tout.

Elle n'avait même pas eu le temps de réfléchir à quoi que ce soit avant qu'elle soit à nouveau traînée, cette fois dans la boutique. Lorsque la Darkflare commanda tous les types de confiseries, elle ressenti une légère angoisse. Est-ce qu'elle aimerait quelque chose ? Et si son corps ne supportait pas un produit ? Si elle tombait malade ? Elle avait déjà du mal à supporter les effluves qui lui montaient à la tête et lui tordait un peu l'estomac, était-ce mauvais signe ? Et, lorsqu'elle fut entraînée dans un coin plus discret et qu'elle prit place en face de la sorcière, elle se calma. Il ne pouvait rien arriver de pire que ce qui l'attendait après que le temps qu'il lui restait soit écoulé. Elle avait l'habitude d'être malade et d'avoir des problèmes d'estomac, qu'est-ce qu'elle avait à craindre ? Et puis, elle n'était pas seule. Peut-être qu'on l'aiderait si quelque chose devait arriver ici.

Elle ne s'attendait pas vraiment à ce qu'elle l'interroge aussi rapidement sur sa "fuite", mais c'était probablement une réaction normale face à une enfant inconnue. Thylas avait les manières d'une fille d'une importante famille, bien éduquée et qui sait comment se comporter avec les autres. Elle aurait pu lui ressembler dans d'autres circonstances. Même si elle voulait raconter sa vie et lui poser toutes les questions possibles sur le fonctionnement du monde en-dehors du manoir des Rawbone, elle devait quand même être prudente.


Je sais pas si j'peux te le dire. T'as déjà rencontré les Rawbone ?

Elle ouvrit un emballage coloré qui contenait des sortes d'ailes de papillon et, après avoir prit une inspiration, elle croqua un petit morceau du bonbon avant d'être soulagée. Pas d'effets physiques étranges, pas de goût affreux. Juste du sucre. Elle ne pouvait pas donner son avis avec une seule confiserie : elle ne sentait que le sucre envahir ses papilles, était-ce là la seule particularité des bonbons que les enfants adoraient ? Autant manger des morceaux de sucre. Plongée dans ses pensées, elle ajouta quelques mots avant que Thylas ne puisse lui répondre.

S'ils te connaissent pas, ça devrait aller tant que tu dis rien à personne. J'habite dans un manoir à quelques rues d'ici, mais c'est la première fois que j'arrive à aller aussi loin.



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Serpentard
2e année
Titre : Re : Stranger Danger
Créé : 21/05/2025 à 00:27:45

Thylas observait Eliana de l'autre côté de la table, les doigts enroulés autour d'un paquet de bonbons acidulés qu’elle n’ouvrait même plus. Jusqu’à maintenant, elle avait trouvé la fille étrange, mais dans le genre attachant et différente mais pas menaçante. Pourtant, plus Eliana parlait, plus quelque chose ne collait pas. Elle la fixait sans même s'en rendre compte, les sourcils légèrement froncés et l’air vaguement concentré. Eliana avait l’air… petite, pas juste parce qu’elle était jeune car elle l’était tout autant mais un peu maigrichonne, pâle avec des cernes légers qui ne s’accordaient pas à ce qu’on attendait d’une fille issue d’une famille aussi connue.

Rawbone. Ce nom, Thylas le connaissait évidemment, pas personnellement mais elle les avait déjà rencontré une fois à une de ces soirées interminables dans les salons dorés de vieilles bâtisses anglaises où tout le monde sentait la lavande ou la vanité. Des gens impeccablement habillés, droits comme des piquets, avec des bijoux sobres mais lourds de sen, et des regards pleins de jugements déguisés. Des adultes parfaitement rangés dans des robes trop formelles, parlant à voix basse de "relations diplomatiques".

Alors… pourquoi Eliana ne ressemblait à rien à ces enfants hauntains, qui criait leur nom de famille à tout va et qui aimait se vanter de leur dernier exploit? Thylas détourna brièvement les yeux, fixant le fond du sachet de bonbons comme si une réponse pouvait y flotter. Elle, elle détestait les dîners mondains. Elle trouvait sa tante insupportable et ses parents encore plus pénibles par leur absence constante mais au fond… elle avait chaud, elle avait son lit à baldaquin, elle avait Blippy, et elle mangeait ce qu’elle voulait quand elle voulait. Elle n’aurait jamais échangé tout ça pour courir dans les rues en haillons. Qui ferait ça? Qui voudrait fuir une vie aussi confortable, même remplie d'adultes exaspérants? Pourquoi vouloir partir, si t’as déjà tout en étant une Rawbone? Elle ne posa pas cette question à voix haute, ça aurait été impoli, trop direct et Thylas, même avec sa petite impulsivité, savait reconnaître quand une question pouvait blesser. Les doutes s'accumulaient comme des morceaux de puzzle qu’on essayait de forcer ensemble.

Elle fit lentement rouler un bonbon entre ses doigts, le papier coloré crissant légèrement puis releva les yeux vers Eliana. Sa voix, quand elle parla, était un peu plus basse, moins légère qu’avant et pesque hésitante.


Est ce que tu es leur fille?

Le ton n’était pas accusateur, ni jugeur mais juste… sincèrement intrigué comme si elle cherchait désespérément un petit détail qui rendrait l’histoire plus logique, plus simple à avaler. Elle continua, plus doucement, jouant avec le bracelet en cuir autour de son poignet.

Je veux dire… les Rawbone, je ne crois pas qu'ils sont comme ça. Ils sont toujours bien habillés. Un peu ennuyeux, ouais, mais… je ne crois pas du genre à laisser une enfant avoir faim et encore moins à jamais goûter des bonbons ou manger des plats ratés. Elle haussa les épaules. C’est bizarre, c’est tout.

Elle n’insista pas plus. Ce n’était pas un interrogatoire, juste une vérité qui dépassait ce que son petit cerveau de fille bien nourrie, bien gardée, pouvait comprendre. Thylas ne connaissait que l’image, la façade brillante et comme beaucoup d’enfants de bonne famille, elle croyait parfois que ce qu’on montrait était la vérité mais là, Eliana cassait tous ses repères. Elle détourna les yeux, regarda par la fenêtre embuée, puis reposa le sachet entre elles.

T’as pas à dire la vérité si tu veux pas mais si t’es vraiment une Rawbone… c’est triste. Elle grimaça un peu. Parce que ça veut dire que les familles, même les grandes, elles font des trucs moches aussi.

Elle se reprit vite, se redressa et reprit un ton plus léger.

Tu peux venir avec moi dans notre hôtel si tu veux et me raconter tout ça. Ma tante est tellement tête en l’air qu’elle ne remarquera même pas ta présence et si c’est le cas, je trouverai une excuse. Je préfère passer du temps avec toi même si tu es une inconnue, qu’avec elle de toute façon.

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